Cordistes BTP · Sécurité · Anti-pigeons · Copropriété
Pigeons dans une copropriété :
qui doit agir, et ce que la réglementation permet.
Dans une copropriété, c’est l’endroit où sont les pigeons qui dit qui décide : la cour, les façades et la toiture relèvent du syndic et de l’assemblée générale, un balcon relève de son occupant, sous réserve de l’aspect extérieur de l’immeuble. Ce qui est interdit ne dépend pas de l’endroit : nourrir les pigeons, les capturer ou les détruire soi-même, et toucher aux nids des hirondelles et des martinets, qui sont protégés. Cordistes BTP réalise le dépigeonnage des copropriétés de Paris et d’Île-de-France, nettoyage, filets, pics et câbles posés par cordistes, sans capture ni destruction, et fournit au syndic les photos, le relevé et le devis qu’il faut pour faire voter.
- Relevé gratuit des points d’accès, photos et devis poste par poste pour l’assemblée
- Cour, façades, toiture et balcons traités par cordistes, sans entrer chez les occupants
- Nettoyage des fientes compris, aucune capture, aucun produit
- Rapport remis au syndic et au conseil syndical
Qui décide, qui paie
Selon l’endroit où sont les pigeons,
à Paris et en Île-de-France
Le règlement de copropriété peut aménager ces règles ; en leur absence, voici la répartition la plus courante, à confirmer avec votre syndic.
| Où sont les pigeons | Qui décide | Qui paie |
|---|---|---|
| Cour intérieure, façades, corniches, chéneaux, toiture | Le syndic propose, l’assemblée générale vote : ce sont des parties communes. Le syndic est chargé par la loi d’administrer l’immeuble et de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien | La copropriété, dans les charges communes, selon la clé de répartition du règlement |
| Balcon ou loggia d’un lot | L’occupant pour le nettoyage courant de son balcon ; l’assemblée pour tout dispositif qui touche à l’aspect extérieur, filet ou pics visibles depuis la rue ou la cour | Le copropriétaire du lot, sauf si l’assemblée décide d’un traitement d’ensemble des balcons, qui devient alors une dépense commune |
| Combles, lucarnes, abat-sons, ouvertures de ventilation | Le syndic, qui peut engager un nettoyage ou une grille sans attendre l’assemblée s’il s’agit de préserver l’immeuble, et qui fait voter le reste | La copropriété |
| Cour commune à plusieurs immeubles, passage, courette partagée | Chaque copropriété pour sa façade ; les syndics s’accordent pour la cour, sinon le filet d’une seule cour laisse la colonie aux voisins | Chaque copropriété pour sa part, selon l’acte qui organise la cour commune |
| Un voisin qui nourrit depuis sa fenêtre ou dans la cour | Le syndic rappelle l’interdiction par écrit ; au-delà, la mairie, qui assure la salubrité publique dans la commune | Personne ne paie un dispositif tant que le nourrissage continue : il vide l’effet du traitement |
Dans tous les cas, le dépigeonnage ne tient que s’il est complet : traiter la cour et laisser un balcon, ou traiter un immeuble et pas la cour commune, revient à déplacer la colonie de quelques mètres.
Ce qui est interdit
Trois choses que personne
n’a le droit de faire
Nourrir les pigeons. Le règlement sanitaire départemental type, repris à Paris dans son article 120, interdit de jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics pour y attirer les animaux errants, sauvages ou redevenus tels, notamment les chats ou les pigeons ; la même interdiction s’applique aux voies privées, cours ou autres parties d’un immeuble lorsque cette pratique risque de constituer une gêne pour le voisinage ou d’attirer les rongeurs. Le non-respect des arrêtés pris pour la protection de la santé publique est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe (Code de la santé publique, article R1312-14). Capturer, empoisonner ou tuer des pigeons. Le pigeon biset n’est pas une espèce protégée, mais il n’est pas pour autant à la disposition de chacun : le ministère de l’Agriculture rappelle qu’en ville, c’est le règlement sanitaire qui s’applique, et que le pigeon ne peut être tué que lors d’une action de chasse ou de piégeage par des personnes habilitées. Un syndic ou un copropriétaire qui pose un poison ou une cage se met en faute ; nous ne pratiquons ni capture ni destruction. Toucher aux nids des hirondelles et des martinets. L’hirondelle de fenêtre, l’hirondelle rustique et le martinet noir figurent sur la liste des oiseaux protégés : la destruction intentionnelle ou l’enlèvement des œufs et des nids sont interdits sur tout le territoire et en tout temps, de même que la dégradation de leurs sites de reproduction (arrêté du 29 octobre 2009, article 3). Nous ne fermons pas un accès occupé par ces espèces.
- Ce que cela veut dire pour le syndic : le traitement de la cour ou de la façade est une décision d’assemblée ordinaire ; un rappel écrit de l’interdiction de nourrir est de son ressort ; le reste, verbalisation ou régulation, est du ressort de la commune.
- Ce que cela veut dire pour le copropriétaire : il ne peut ni nourrir, ni piéger, ni faire tomber un nid d’hirondelle sous son balcon ; il peut nettoyer son balcon et demander à l’assemblée l’autorisation d’y poser un filet.
- Ce que nous faisons : relevé des espèces présentes avant toute pose ; si des nids d’hirondelles ou de martinets occupent une corniche, nous le signalons, nous ne les touchons pas et nous traitons les autres points d’accès. Voir filets et pics anti-pigeons.
Un filet sur son balcon
Poser un filet sur son balcon :
à qui demander
Un balcon est en général une partie privative pour son sol et son usage, mais sa façade, son garde-corps et son aspect depuis la rue ou la cour relèvent de la copropriété. Un filet tendu sur un balcon, des pics sur son rebord ou un grillage sur une loggia se voient de l’extérieur : ils touchent à l’aspect extérieur de l’immeuble, et la loi réserve à l’assemblée générale, à la majorité des voix de tous les copropriétaires, l’autorisation donnée à un copropriétaire d’effectuer à ses frais des travaux affectant les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble (loi du 10 juillet 1965, article 25 b). Le règlement de copropriété peut être plus précis ; certains interdisent tout élément en façade, d’autres fixent une couleur ou un modèle.
La demande se prépare avec le syndic : une description du dispositif, sa couleur, sa fixation, une photo du balcon, et le devis. Nous fournissons ces pièces. Posé depuis la façade, par cordes, le filet est fixé dans la structure et non dans l’enduit, en teinte proche de la façade, ce qui facilite l’accord. Quand plusieurs balcons de la même façade sont concernés, il est souvent plus simple de faire voter un traitement d’ensemble, à la charge de la copropriété : le résultat est uniforme et les pigeons ne se reportent pas sur le balcon voisin.
Un filet posé sans autorisation peut être contesté par la copropriété, qui en demande alors la dépose, et il reste le plus souvent inefficace seul : les pigeons passent au balcon du dessous. Sur une façade sur rue en secteur protégé, le syndic vérifie en plus les formalités d’urbanisme avant la pose.
Mon balcon est couvert de fientes
Le nettoyage de votre balcon vous revient ; nous le faisons depuis la façade si l’accès est difficile. Pour le filet, la demande passe par l’assemblée.
Je ne suis pas propriétaire
Signalez au bailleur ou au gestionnaire, avec des photos : c’est lui qui porte la demande à l’assemblée. Voir syndics et copropriétés.
Plusieurs balcons sur la même façade
Un relevé de toute la façade, un seul devis, un seul vote, un traitement uniforme : nous préparons le dossier.
Faire voter
Faire voter le dépigeonnage
de la cour ou de la façade
Un traitement anti-pigeons des parties communes se vote en assemblée générale, à la majorité des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance : la loi range parmi ces décisions les travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble et à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants (loi du 10 juillet 1965, article 24). Le syndic inscrit la question à l’ordre du jour avec le devis, et le conseil syndical donne son avis.
Ce qui fait passer la résolution, c’est le dossier : des photos de la cour, des appuis et des chéneaux prises depuis les cordes, que personne n’a jamais vues depuis les fenêtres ; un relevé qui liste chaque point d’accès et le dispositif prévu ; un devis poste par poste, nettoyage compris ; et une réponse écrite aux objections habituelles, visibilité depuis les fenêtres, entretien, durée. Nous fournissons ce dossier après le relevé, qui est gratuit.
Quand les pigeons bouchent les chéneaux ou que les fientes rendent une corniche dangereuse, le syndic n’a pas à attendre l’assemblée pour faire nettoyer et sécuriser : c’est l’objet de la page travaux urgents en copropriété. Le dispositif anti-pigeons, lui, se vote ensuite.
Ce que nous remettons au syndic pour l’assemblée
- Photos de chaque point d’accès, prises depuis les cordes
- Relevé des points de pose et de nidification, espèces observées
- Devis poste par poste : nettoyage, filet, pics, câbles, grilles
- Visuel du dispositif et de sa couleur sur la façade
- Réponses écrites aux questions des copropriétaires
- Après la pose : photos avant et après et rapport pour le conseil syndical
Quand ça bloque
Le syndic n’agit pas,
un voisin nourrit
Quand le syndic n’agit pas, la première démarche est écrite : un courrier du conseil syndical ou d’un copropriétaire, avec des photos datées, demandant l’inscription du dépigeonnage à l’ordre du jour de la prochaine assemblée. Un ou plusieurs copropriétaires, ou le conseil syndical, peuvent à tout moment notifier au syndic les questions à inscrire à l’ordre du jour, et le syndic les porte à la convocation de la prochaine assemblée (décret du 17 mars 1967, article 10). Si l’assemblée a voté le traitement et que le syndic ne l’exécute pas, le conseil syndical le lui rappelle par écrit, en citant la résolution. Au-delà, les recours contre un syndic relèvent du conseil d’un professionnel du droit ; cette page n’en donne pas.
Quand un voisin nourrit les pigeons, depuis sa fenêtre, sur son balcon ou dans la cour, tout dispositif posé par la copropriété perd son effet : les pigeons reviennent là où on les nourrit. La démarche est graduée : un mot courtois, puis un rappel écrit du syndic citant l’interdiction du règlement sanitaire départemental et la gêne pour le voisinage, puis, si rien ne change, un signalement à la mairie, qui assure la salubrité publique dans la commune et qui verbalise. Les photos et les dates comptent ; les accusations sans preuve, non.
Dans les deux cas, nous pouvons aider sans prendre parti : un relevé depuis les cordes montre où sont les nids, où vont les fientes et d’où vient la nourriture. Ce constat, remis au syndic, suffit souvent à débloquer une assemblée ou une conversation entre voisins.
Faire inscrire la question
Courrier au syndic avec photos et demande d’inscription à l’ordre du jour ; nous fournissons le relevé et le devis à joindre.
Le balcon du dessus nourrit les pigeons
Signalez au syndic par écrit, photos datées à l’appui. Le rappel de l’interdiction vient du syndic, la verbalisation de la mairie.
Montrer avant de demander
Un relevé photo depuis les cordes, remis avant l’assemblée, remplace beaucoup d’explications. Voir syndics et copropriétés.
Information générale : à vérifier avec votre syndic ou votre conseil. Les textes cités ont été lus sur Légifrance et sur paris.fr le 13 octobre 2026 : loi du 10 juillet 1965 (articles 18, 24 et 25), décret du 17 mars 1967 (article 10), arrêté du 29 octobre 2009 sur les oiseaux protégés, article 120 du règlement sanitaire départemental type, article R1312-14 du Code de la santé publique, réponses ministérielles sur le statut du pigeon biset et sur le nourrissage. Le règlement de votre copropriété et le règlement sanitaire de votre département priment sur cette page.
Vos questions
Pigeons en copropriété :
ce qu’on nous demande
Le syndic est-il obligé d’agir contre les pigeons ?
Il est chargé par la loi d’administrer l’immeuble et de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien (loi du 10 juillet 1965, article 18). Des pigeons qui bouchent les chéneaux, souillent les parties communes ou dégradent une corniche relèvent de cet entretien : le syndic doit au moins constater, informer les copropriétaires et proposer une solution à l’assemblée. Il ne peut pas engager seul un traitement complet de la cour, qui se vote, mais il peut faire nettoyer et sécuriser ce qui menace sans attendre. Un syndic qui laisse la situation se dégrader après plusieurs signalements écrits s’expose ; la suite relève d’un conseil juridique que cette page ne donne pas.
Un voisin nourrit les pigeons : que faire ?
Lui en parler d’abord, puis le signaler par écrit au syndic avec des photos datées. Le nourrissage est interdit par le règlement sanitaire départemental, à Paris dans son article 120, dans les lieux publics et dans les voies privées, cours ou autres parties d’un immeuble dès qu’il gêne le voisinage ou attire les rongeurs ; le syndic rappelle cette interdiction, et la mairie, qui assure la salubrité publique, peut verbaliser. Tant que le nourrissage continue, un dispositif anti-pigeons perd une grande partie de son effet : c’est l’argument à mettre en avant, plus que la sanction.
Puis-je poser un filet sur mon balcon sans autorisation ?
Non, pas si le filet se voit de l’extérieur, ce qui est presque toujours le cas. L’autorisation donnée à un copropriétaire d’effectuer à ses frais des travaux affectant les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble se vote en assemblée, à la majorité de tous les copropriétaires (loi du 10 juillet 1965, article 25 b), et le règlement de copropriété peut ajouter ses propres conditions. Un filet posé sans accord peut vous être demandé à la dépose. La demande aboutit d’autant mieux qu’elle est précise : modèle, couleur, fixation dans la structure, photo, devis ; nous préparons ces pièces, et nous proposons souvent un traitement de toute la façade, plus efficace et voté en une fois.
Peut-on enlever un nid de pigeons ? Et un nid d’hirondelles ?
Un nid de pigeons dans une cour ou sous un balcon peut être retiré lors du nettoyage, avec les précautions décrites sur la page nettoyage des fientes, et l’accès fermé ensuite pour que le nid ne se refasse pas. Un nid d’hirondelle de fenêtre, d’hirondelle rustique ou de martinet noir, non : ces espèces sont protégées et la destruction intentionnelle ou l’enlèvement des œufs et des nids sont interdits en tout temps (arrêté du 29 octobre 2009, article 3). Avant toute pose, nous relevons les espèces présentes ; une corniche occupée par des hirondelles est laissée telle quelle, et les autres points d’accès sont traités.
Quel est le rôle de la mairie dans une copropriété envahie par les pigeons ?
La mairie n’intervient pas sur les parties communes d’un immeuble privé, qui relèvent de la copropriété. Elle assure la salubrité publique dans la commune : elle fait respecter l’interdiction de nourrir, verbalise, et, à Paris, gère des pigeonniers sur l’espace public pour réguler la population. Un syndic peut lui signaler un nourrissage persistant ou une accumulation qui déborde sur la voie publique. Pour le traitement de la cour, des façades et des balcons, la copropriété reste seule décisionnaire, et c’est nous qui intervenons, par cordes, sans capture ni destruction.
Combien coûte un dépigeonnage de copropriété et comment le répartir ?
Le prix dépend du nombre de points d’accès, de la surface de filet, du nettoyage préalable et de l’accès ; nous ne donnons pas de tarif avant le relevé, qui est gratuit et qui aboutit à un devis poste par poste. La répartition suit le règlement de copropriété : un traitement des parties communes est une charge commune, un filet de balcon autorisé à un copropriétaire reste à ses frais, et un traitement d’ensemble des balcons voté par l’assemblée devient une dépense commune. Le devis poste par poste permet justement de distinguer ce qui relève de chacun.
Aller plus loin
Pour compléter votre lecture
Filets et pics anti-pigeons
La page parente : relevé des points d’accès, filets, pics, câbles et grilles posés par cordistes, nettoyage compris.
Voir la page parenteNettoyage des fientes en hauteur
Corniches, balcons, chéneaux, combles : retrait, désinfection et évacuation des fientes depuis les cordes.
Voir la pageSyndics et copropriétés
Purge, fuites, ravalement, anti-pigeons : ce que nous faisons pour les gestionnaires de copropriété.
Voir la pageOn se parle
Une cour ou une façade de copropriété
envahie par les pigeons ?
Envoyez-nous l’adresse et quelques photos : nous venons relever les points d’accès gratuitement et nous vous remettons le dossier complet pour l’assemblée, photos, relevé et devis poste par poste, sous 24 heures ouvrées.
