Balcon dégradé dont le nez et la sous-face s'effritent, brique apparente sous la dalle

Cordistes BTP · Urgence · Balcon

Balcon fissuré ou dangereux :
mise en sécurité sans échafaudage.

Un nez de balcon qui se fend, une sous-face qui laisse voir ses aciers, un garde-corps qui bouge quand on s’y appuie : un balcon ne prévient pas davantage qu’une corniche, mais il porte des gens. Nous le sondons au contact, nous condamnons son usage si nécessaire, nous purgeons et nous cerclons ce qui menace, puis nous remettons les photos à l’ingénieur qui décidera de la réparation. À Paris et en Île-de-France, depuis les cordes.

  • Sondage du nez, de la sous-face et des scellements
  • Cerclage, purge, filet de sous-face, condamnation d’usage
  • Relevé transmis au bureau d’études structure
  • Deux cordistes certifiés CQP, sans nacelle ni échafaudage
Service parent / Purge et sécurisation de façade

Le déclencheur

Trois endroits à regarder :
le nez, la sous-face, le garde-corps

Un balcon est une dalle en porte-à-faux : elle ne tient que par son encastrement dans le mur et par les aciers qui courent dans sa partie haute. Tout ce qui attaque ces aciers attaque le balcon. L’eau entre par le nez de balcon, cette tranche avant souvent fissurée ou dépourvue de goutte d’eau, stagne sur la dalle quand la pente est inversée, et ressort par la sous-face en laissant des traces de rouille, des cloques puis des éclats. Quand les aciers de la sous-face apparaissent, ce sont les aciers inférieurs, les moins importants ; quand la fissure court en haut de la dalle, le long du mur, c’est la zone la plus sollicitée qui est touchée.

Le garde-corps est le troisième point. Ses scellements dans la dalle ou dans le nez sont des entrées d’eau privilégiées, et un montant qui bouge, un scellement qui fend le béton autour de lui ou une main courante descellée transforment un désordre de surface en risque de chute de personne. Un balcon peut être esthétiquement correct et dangereux par son garde-corps, ou visiblement dégradé en sous-face et parfaitement sain dans sa structure : seule une vérification au contact fait la différence.

Cette page traite du balcon en tant qu’élément porteur et de son garde-corps. Les décollements de surface sur une façade courante relèvent de la page purge et sécurisation de façade, et les corniches et bandeaux de la page corniche qui menace de tomber.

Nez de balcon

Nez fendu ou éclaté

Le morceau de nez tombe sur le trottoir ou sur le balcon du dessous. Nous purgeons la partie décollée, nous relevons l’état des aciers du nez et nous posons si besoin un filochage jusqu’à la reprise.

Sous-face

Sous-face qui s’écaille, aciers apparents

Nous sondons toute la sous-face, nous déposons les éclats libres, nous brossons et passivons les aciers visibles, et nous mesurons l’épaisseur de béton restante au-dessus des fers pour l’ingénieur.

Garde-corps

Garde-corps descellé ou corrodé

Nous testons chaque scellement, nous fixons provisoirement ou nous condamnons l’accès au balcon par une signalisation et un verrouillage de la porte-fenêtre, jusqu’au remplacement.

Le tri

Garder un œil, faire vérifier,
ou interdire l’accès aujourd’hui ?

Un balcon dégradé ne se juge pas à la quantité de rouille visible mais à l’endroit où elle apparaît. Ce tableau donne un premier classement ; les photos tranchent, et l’ingénieur confirme.

Ce que vous observezNiveauPourquoiLe bon réflexe
Traces de rouille ponctuelles en sous-face, peinture qui cloque sur quelques centimètresÀ surveillerLes aciers inférieurs commencent à s’oxyder, sans perte de matièrePhoto datée, contrôle à la prochaine visite de façade, reprise d’étanchéité du dessus à programmer
Nez de balcon fissuré finement, goutte d’eau bouchée, dalle qui retient l’eauÀ surveillerL’eau entre et prépare les désordres suivantsNettoyer les évacuations, refaire la pente ou la goutte d’eau, photographier
Éclats de béton en sous-face avec aciers apparents sur une zoneÀ faire voir sous 7 joursDes fragments peuvent tomber et les fers se réduisentSondage au contact, purge des éclats, passivation, relevé pour l’ingénieur
Garde-corps qui bouge sous la main, scellement qui fend le bétonÀ faire voir sous 7 joursLe risque n’est plus la chute de matériaux mais la chute d’une personneNe plus s’appuyer, limiter l’accès, fixation provisoire ou condamnation sous 48 h
Fissure continue en haut de la dalle le long du mur, balcon qui semble s’affaisserÀ appeler aujourd’huiL’encastrement est en cause ; la tenue du balcon n’est plus garantieInterdire l’accès au balcon et au passage dessous, nous appeler, prévenir un bureau d’études
Morceau de nez ou de sous-face déjà tombé, garde-corps partiellement détachéÀ appeler aujourd’huiLe prochain fragment ou le prochain appui peut partir sans signeCondamner, baliser dessous, nous appeler, conserver et photographier les morceaux

Dans les deux derniers cas, notre intervention écarte le danger immédiat, mais la décision de conforter, de reconstruire ou de démolir un balcon appartient à un ingénieur structure. Nous lui fournissons le relevé qu’il ne peut pas faire depuis le sol.

Le déroulement

Du signalement
à la décision de l’ingénieur

  1. Dans la journée

    Photos et première lecture

    Vous nous envoyez des photos du nez, de la sous-face et du garde-corps, prises depuis le balcon du dessous ou depuis la cour. Nous vous disons s’il faut condamner l’accès tout de suite.

  2. Sous 24 à 48 h

    Sondage, purge, cerclage

    Deux cordistes accèdent par la façade, sondent la dalle et les scellements, purgent les éclats, cerclent ou filochent le nez et la sous-face, fixent ou condamnent le garde-corps.

  3. Le jour même

    Relevé pour l’ingénieur

    Photos avant et après, croquis du balcon avec la position des fissures, mesure de l’enrobage restant, état de chaque scellement. Le relevé part chez votre bureau d’études ou chez celui que nous vous recommandons.

  4. Après l’étude

    Réparation prescrite

    Reprise du béton et passivation, remplacement du garde-corps, étanchéité et goutte d’eau, ou travaux de structure par l’entreprise désignée par l’étude. Nous exécutons la part réalisable sur cordes.

La limite avec le bureau d’études

Un balcon est une structure, pas un habillage. Nous ne décidons jamais seuls de sa tenue : nous constatons, nous mesurons, nous sécurisons, et c’est un ingénieur structure qui dit si le balcon peut être conservé, renforcé ou s’il doit être déposé. Quand vous n’en avez pas, nous vous en indiquons un ; nos relevés sont faits pour lui.

Nous ne posons pas d’étaiement sous un balcon depuis la rue : cette mesure, quand elle est nécessaire, relève d’une entreprise d’étaiement et d’une autorisation d’occupation du trottoir. Dans la majorité des cas, le cerclage, la purge, le filet de sous-face et la condamnation d’usage suffisent à passer le temps de l’étude sans emprise au sol.

Noir sur blanc

Ce que nous relevons sur un balcon

  • Nez de balcon : fissures, éclats, présence et état de la goutte d’eau
  • Sous-face : zones creuses, aciers apparents, épaisseur de béton restante
  • Fissure d’encastrement le long du mur, ouverture mesurée
  • Garde-corps : état de chaque scellement, corrosion, jeu sous effort
  • Évacuation des eaux : pente de la dalle, gargouilles, trop-plein
  • Mesures prises : purge, cerclage, filet, fixation, condamnation, avec photos

Envoyer des photos pour analyse

Qui est responsable, qui paie

Copropriété, règlement, bailleur :
qui doit faire, qui doit régler

Repères

Dans une copropriété, la réponse dépend du règlement de copropriété. La dalle du balcon, qui prolonge le plancher, est le plus souvent une partie commune : sa sécurisation et sa réparation structurelle sont alors votées et réglées par le syndicat des copropriétaires, le syndic pouvant engager les mesures conservatoires d’urgence sans attendre. Le garde-corps suit en général le même régime parce qu’il participe à l’aspect de la façade, mais certains règlements classent le revêtement de sol, l’étanchéité ou le garde-corps en partie privative, à la charge du copropriétaire. Pour un immeuble à propriétaire unique, tout revient au propriétaire, qui répond aussi des dommages causés à des tiers par son balcon.

  • Syndic : vérifiez le règlement de copropriété avant de répartir la facture, mais ne retardez pas la mise en sécurité pour autant ; l’urgence se traite, la répartition se discute ensuite. Ce que le syndic peut engager seul et la provision à appeler : travaux urgents en copropriété.
  • Copropriétaire ou locataire : signalez par écrit un garde-corps qui bouge ou un balcon qui s’écaille, et cessez d’utiliser le balcon jusqu’à la vérification ; une photo datée vaut mieux qu’une description.
  • Assureur : l’assurance de l’immeuble couvre en général les mesures d’urgence ; l’étude de structure et la réparation définitive relèvent de l’entretien, sauf sinistre identifié.
  • Nous : nous intervenons sur demande du syndic, du gestionnaire ou du propriétaire, et nous transmettons le relevé au bureau d’études que vous désignez.

Vos questions

Balcon dangereux :
ce qu’on nous demande

Peut-on continuer à utiliser un balcon dont la sous-face s’écaille ?

Des éclats en sous-face avec quelques aciers visibles ne signifient pas que le balcon va céder, car ces aciers ne sont pas ceux qui le portent. Mais ils signifient que l’eau circule dans la dalle et que les fers du dessus peuvent être touchés. Jusqu’au sondage, limitez l’usage, et interdisez-le si une fissure apparaît le long du mur ou si le garde-corps bouge.

Que faites-vous exactement quand vous cerclez un balcon ?

Nous entourons le nez et la partie avant de la dalle avec des sangles ou des profilés fixés à la structure saine, de façon à retenir un morceau qui se détacherait, et nous posons si besoin un filet sous la dalle. Le balcon ne gagne pas en résistance ; il ne peut plus perdre de matériaux sur les personnes en dessous.

Qui décide si le balcon doit être démoli ?

Un ingénieur structure, sur la base de notre relevé et parfois d’un sondage destructif ou d’un carottage. Nous sécurisons et nous documentons ; nous ne nous substituons pas à cette décision, et nous vous mettons en relation avec un bureau d’études si vous n’en avez pas.

Un garde-corps descellé est-il une urgence même sans dégât sur le béton ?

Oui. C’est même la situation la plus dangereuse pour les occupants, parce qu’elle ne se voit pas depuis la rue. Un montant qui a du jeu ou un scellement fissuré doit être fixé provisoirement ou l’accès au balcon condamné sous 48 h.

Intervenez-vous aussi sur les loggias et les balcons en pierre ?

Oui. Une loggia a les mêmes points sensibles qu’un balcon, avec en plus des appuis latéraux ; un balcon en pierre portée par des consoles s’examine aux consoles et aux joints. Le sondage au contact et le relevé sont adaptés au type d’ouvrage.

Le locataire peut-il exiger la mise en sécurité de son balcon ?

Il peut, et doit, signaler le désordre par écrit à son bailleur ou au syndic, qui ont l’obligation de maintenir l’ouvrage en état et de prévenir les risques. En cas d’inaction et de danger avéré, le signalement à la mairie déclenche la procédure de mise en sécurité.

On se parle

Un balcon qui s’écaille,
un garde-corps qui bouge ?

Envoyez-nous des photos du nez, de la sous-face et du garde-corps, avec l’étage et l’adresse. Nous vous disons dans la journée s’il faut condamner l’accès, et nous sommes sur place sous 24 à 48 h.

06 51 45 54 01

Retour en haut