Deux responsables de chantier en casque et gilet examinent ensemble un document sur une planchette, inspection commune avant travaux

Cordistes BTP · Sécurité · Notre démarche sécurité · Le dossier

Plan de prévention, mode opératoire, secours :
le dossier d’une intervention sur cordes.

Une intervention sur cordes se prépare sur papier avant de se faire en façade : un plan de prévention quand nous travaillons chez vous à côté de vos propres activités, un PPSPS sur un chantier coordonné, un mode opératoire et un plan de secours écrits par nous pour chaque intervention, un registre des EPI et des attestations à jour. Cette page dit quels documents existent, qui les écrit et à quel moment, pour que votre service prévention sache ce qu’il doit préparer et ce qu’il peut exiger. Cordistes BTP fournit ce dossier avant chaque intervention sur cordes, sur les sites industriels, tertiaires et les immeubles de Paris et d’Île-de-France.

  • Plan de prévention rédigé avec votre service prévention, après l’inspection commune
  • Mode opératoire et plan de secours écrits pour chaque intervention
  • Registre des EPI et attestations d’assurance joints au dossier
  • Pièces envoyées avant le jour J, pas sur le parking le matin
Page parente / Notre démarche sécurité

Les documents

Dix pièces, et pour chacune : quand, qui, quoi,
à Paris et en Île-de-France

Tous ces documents n’existent pas sur toutes les interventions. Le tableau dit quand chacun est exigé, qui l’établit, et ce que nous y mettons.

Le documentQuand il est exigéQui l’établitCe que nous y mettons
Plan de préventionDès que nous intervenons dans votre établissement à côté de vos activités, après l’inspection commune ; écrit obligatoirement quand l’opération atteint 400 heures sur douze mois ou qu’elle figure sur la liste des travaux dangereux, où se trouvent les travaux avec risque de chute de plus de 3 mètres (Code du travail, R4512-6 et R4512-7, arrêté du 19 mars 1993)Vous, entreprise utilisatrice, avec nous ; signé des deuxLes phases dangereuses et leurs parades, les accès et les ancrages, le balisage, l’organisation des premiers secours, les consignes du site que nous suivons, la liste des intervenants
Inspection commune préalableAvant toute opération d’une entreprise extérieure dans votre établissement : visite des lieux, des installations et des matériels (R4512-2)Vous, avec notre chef d’équipeLe repérage des accès en toiture, des points d’ancrage possibles, des zones au sol à baliser, des réseaux et des activités voisines
PPSPSSur un chantier soumis à coordination de sécurité, chaque entreprise, sous-traitants compris, l’établit avant le début des travaux et le transmet au coordonnateur (L4532-9) ; 30 jours à compter de la réception du contrat signé (R4532-56)Nous, pour notre lotNotre mode opératoire sur cordes, nos ancrages, le secours, l’articulation avec le plan général de coordination et les autres lots
Mode opératoirePour chaque intervention, quel que soit le cadre : c’est le document qui décrit comment nous faisonsNousL’accès, les ancrages et leur note de calcul, les deux cordes de chaque cordiste, l’ordre des tâches, les outils attachés, les conditions d’arrêt (vent, pluie), le repli
Permis de travail en hauteurQuand votre site l’impose, en général sur les sites industriels et logistiques, pour chaque journée ou chaque zoneVous ; nous le renseignons et le signonsLa zone, le créneau, les intervenants, les mesures prises, les consignations demandées à vos équipes
Permis de feuQuand l’intervention comporte un point chaud : soudure, découpe, chalumeau ; le soudage oxyacétylénique avec permis de feu figure sur la liste des travaux dangereuxVous, ou votre assureur par votre intermédiaire ; nous le renseignonsLa nature du point chaud, les protections, la surveillance après travaux, les moyens d’extinction à portée
Protocole d’espace confinéQuand nous entrons dans une cuve, un silo, une gaine ou un volume à atmosphère confinée, travaux qui figurent aussi sur la liste des travaux dangereuxVous, pour les règles du site ; nous, pour notre mode opératoire d’entrée et de sortieLe contrôle d’atmosphère, la ventilation, le surveillant à l’extérieur, le moyen d’extraction, la communication
Plan de secoursPour chaque intervention sur cordes : le travail est programmé et supervisé pour qu’un secours puisse être porté immédiatement (R4323-89)Nous, adapté à votre bâtimentLes rôles de chaque cordiste, le matériel de descente d’urgence et sa position, l’accès des secours extérieurs, les numéros à appeler, le point de rassemblement
Registre des EPIEn permanence : chaque équipement de protection individuelle antichute est vérifié et son suivi consignéNousPour chaque corde, harnais, connecteur, antichute : identifiant, date de mise en service, vérifications, mise au rebut
Attestations d’assurance et de formationÀ votre demande, avant le premier chantier et à chaque renouvellementNos assureurs, nos organismes de formationAttestations de responsabilité civile et décennale en cours de validité, certificats CQP Cordiste des intervenants

Le plan de prévention et le PPSPS ne se cumulent pas : le premier s’applique quand nous intervenons dans votre établissement en activité, le second sur un chantier de bâtiment placé sous coordination de sécurité. Le mode opératoire et le plan de secours, eux, existent dans les deux cas.

Qui prépare quoi

Ce que vous préparez,
ce que nous apportons

De votre côté. Un interlocuteur qui connaît le bâtiment et peut ouvrir la toiture. Les plans ou, à défaut, des photos des accès et de la zone à traiter. Les règles propres à votre site : permis, consignations, horaires, zones interdites, tenue. La liste de vos autres entreprises présentes le même jour, pour les risques d’interférence. Les coordonnées de votre service prévention et de votre poste de garde. Et la date de l’inspection commune, qui précède tout le reste.

De notre côté. Le mode opératoire sur cordes, avec la note de calcul des ancrages. Le plan de secours adapté au bâtiment. Le registre des EPI engagés. Les attestations d’assurance en cours de validité et les certificats CQP Cordiste des intervenants. La liste nominative de l’équipe, deux cordistes au minimum. Le plan de balisage au sol. Nous remplissons et signons vos permis, et nous rédigeons avec vous le plan de prévention à partir de l’inspection commune.

Ce que personne ne doit improviser. Le plan de prévention est arrêté avant le commencement des travaux et il est tenu à la disposition de l’inspection du travail pendant toute leur durée ; l’entreprise utilisatrice informe par écrit l’inspection du travail du début des travaux quand le plan est obligatoirement écrit (R4512-7 et R4512-12). Un dossier reçu la veille au soir ne laisse le temps ni de le lire ni de le corriger : nous l’envoyons au moment du devis, et nous le mettons à jour si le périmètre change.

Industrie, logistique

Sous vos permis et vos consignations

Cheminées, silos, charpentes : nous entrons dans vos procédures, arrêt technique ou production. Voir industrie et sites techniques.

Facility management

Un plan par site, un dossier par bon de commande

Plusieurs immeubles, plusieurs exploitants : le dossier est préparé par site et reconduit à chaque intervention. Voir facility management.

Data center, site critique

Le mode opératoire validé avant d’entrer

Zones, créneaux, intervenants et gestes validés par votre exploitation, rien d’improvisé sur le toit des salles. Voir data centers.

Le plan de secours

Qui fait quoi si un cordiste
ne peut plus redescendre seul

Le Code du travail demande que le travail sur cordes soit programmé et supervisé de telle sorte qu’un secours puisse être immédiatement porté au travailleur en cas d’urgence, et que les cordistes soient formés aux procédures de sauvetage (R4323-89). Le plan de secours est le document qui rend cette exigence concrète pour votre bâtiment : il est écrit par nous, avant l’intervention, et il est lu par toute l’équipe le matin même.

Il tient en trois parties. Les rôles : qui secourt, qui alerte, qui guide les secours extérieurs ; avec deux cordistes au minimum, l’un est toujours en mesure de rejoindre l’autre. Les moyens : le matériel de descente d’urgence, sa position en tête de façade, les ancrages réservés au secours, la trousse de premiers secours. L’accès des secours : l’adresse exacte et le code d’entrée, le chemin jusqu’à la toiture, l’endroit où un véhicule peut s’arrêter, le point de rassemblement, la personne du site à prévenir.

Ce qui n’y figure pas : un délai, parce qu’il dépend du bâtiment et de la situation, et que nous n’écrivons pas de chiffre que nous ne pouvons pas tenir. Ce que nous pouvons écrire, c’est que le secours commence sans attendre l’arrivée des pompiers, qui sont appelés en parallèle. Le déroulé pratique d’un secours en façade est décrit sur la page démarche sécurité.

Noir sur blanc

Ce que contient le plan de secours

  • Rôles de chaque cordiste et de la personne du site
  • Matériel de descente d’urgence, emplacement et vérification
  • Ancrages réservés au secours
  • Adresse, code, accès des secours jusqu’à la toiture
  • Numéros d’appel et point de rassemblement
  • Conditions d’arrêt du travail et de repli

Demander un plan de secours type

Le registre des EPI

Ce que prouve
le registre des EPI

Repères

Une corde, un harnais, un connecteur ou un antichute ont une histoire : une date de mise en service, des vérifications, parfois un choc, puis une mise au rebut. Le registre des EPI est cette histoire, écrite équipement par équipement, avec un identifiant unique. Il prouve trois choses au donneur d’ordre : que chaque équipement engagé sur son chantier a été vérifié dans les délais, qu’aucun équipement douteux n’est en service, et que l’entreprise sait ce qu’elle a mis entre les mains de ses cordistes. Les EPI antichute font l’objet de vérifications périodiques consignées, et nous ajoutons un contrôle visuel avant chaque usage.

  • Ce que vous pouvez demander : l’extrait du registre pour le matériel engagé sur votre chantier, avec les dates de vérification, joint au plan de prévention ou au PPSPS.
  • Ce que vous pouvez vérifier sur place : chaque cordiste a deux cordes sur deux ancrages, un harnais relié aux deux, un descendeur et un antichute mobile, des outils attachés ; c’est la liste de l’article R4323-89, et elle se voit depuis le sol.
  • Ce que nous faisons : identifiant sur chaque équipement, vérification consignée, mise au rebut sans discussion après un choc ou un doute, registre mis à jour après chaque intervention.

En copropriété

Quand le donneur d’ordre
est un syndic

Dans un immeuble d’habitation, il n’y a en général ni service prévention, ni activité de production à côté de laquelle nous travaillerions, ni permis de travail. Le plan de prévention au sens du Code du travail concerne l’entreprise utilisatrice qui emploie des salariés sur place ; une copropriété qui n’emploie qu’un gardien, ou personne, n’est pas dans ce cas. Le syndic n’a donc pas de plan à rédiger, et personne ne doit lui en facturer un.

Ce qui ne change pas : notre mode opératoire, notre plan de secours, notre registre des EPI et nos attestations existent pour chaque intervention, copropriété comprise. Le syndic reçoit ces pièces avec le devis, et il peut les joindre au procès-verbal d’assemblée ou au dossier d’assurance. Ce qui remplace l’inspection commune, c’est la visite avec le gardien ou le conseil syndical : accès à la toiture, clé du local, zones à baliser, horaires.

Les occupants, les passants et le trottoir sont l’autre moitié de la préparation d’un chantier en copropriété : affichage, fenêtres, balcons, commerce en pied d’immeuble, balisage sur la voie publique. C’est l’objet de la page travaux sur cordes en immeuble occupé.

Syndic professionnel

Les pièces pour l’assemblée

Mode opératoire, plan de secours, attestations : le syndic montre aux copropriétaires que l’entreprise retenue est organisée, avant le vote.

Gardien

Le point du matin

Accès à la toiture, zones balisées, horaires, numéro du chef d’équipe : cinq minutes avec le gardien remplacent l’inspection commune.

Entreprise générale, sous-traitance

Sous votre plan ou votre PPSPS

Quand vous nous confiez un lot, nous entrons dans votre dossier et nous y ajoutons notre mode opératoire. Voir sous-traitance de travaux sur cordes.

Quoi demander

Ce qu’il faut demander à une entreprise de cordistes
avant de la faire intervenir

Un donneur d’ordre n’a pas à être spécialiste des cordes pour juger une entreprise de cordistes : il lui suffit de demander les bonnes pièces et de lire ce qu’elles disent. Une entreprise organisée les a déjà ; une entreprise qui les cherche après la commande vous renseigne aussi.

La liste ci-contre est un modèle, à adapter à votre site. Elle vaut pour nous comme pour n’importe quelle autre entreprise : nous la fournissons en entier, avant le premier chantier, et nous considérons normal qu’on nous la demande. Sur un site où vos propres techniciens montent, la même logique s’applique à leur accès : c’est l’objet de la page accès sécurisé pour techniciens en hauteur.

Deux points méritent une question directe. Combien de cordistes sur le chantier ? Jamais un seul, parce que le secours immédiat suppose un second intervenant. Et comment les ancrages sont-ils vérifiés ? La réponse doit mentionner une note de calcul des deux points d’ancrage ou un dispositif d’ancrage identifié et contrôlé.

Modèle

Les pièces à demander

  • Attestations d’assurance responsabilité civile et décennale, en cours de validité
  • Certificats CQP Cordiste de chaque intervenant
  • Mode opératoire de l’intervention, avec la note de calcul des ancrages
  • Plan de secours adapté au bâtiment
  • Extrait du registre des EPI pour le matériel engagé
  • Liste nominative de l’équipe, deux cordistes au minimum
  • Plan de balisage au sol et horaires
  • Attestation de vigilance URSSAF et extrait d’immatriculation, pour le référencement

Recevoir notre dossier complet

Information générale : à vérifier avec votre service prévention. Les articles cités ont été lus sur Légifrance le 13 octobre 2026 (Code du travail R4512-2, R4512-6 à R4512-8, R4512-12, R4323-64, R4323-89, R4323-90, L4532-9, R4532-56 ; arrêté du 19 mars 1993 fixant la liste des travaux dangereux). Les règles propres à votre site, votre plan général de coordination ou votre règlement intérieur s’ajoutent à cette page.

Vos questions

Le dossier d’une intervention sur cordes :
ce qu’on nous demande

Faut-il un plan de prévention pour une intervention d’une journée ?

Dès que nous intervenons dans votre établissement à côté de vos activités, l’inspection commune et l’analyse des risques d’interférence ont lieu, et un plan de prévention est convenu si de tels risques existent, quelle que soit la durée (Code du travail, R4512-2 et R4512-6). Il doit en plus être écrit quand l’opération atteint 400 heures sur douze mois ou qu’elle figure sur la liste des travaux dangereux, et les travaux du bâtiment avec risque de chute de plus de 3 mètres y figurent (R4512-7, arrêté du 19 mars 1993) : une journée sur cordes entre donc, en pratique, dans le cas du plan écrit. Nous le rédigeons avec vous à partir de l’inspection commune ; pour une journée, il tient en quelques pages.

Quelle différence entre un plan de prévention et un PPSPS ?

Le cadre. Le plan de prévention s’applique quand une entreprise extérieure intervient dans un établissement en activité, à côté des salariés de l’entreprise utilisatrice : il est convenu entre les deux chefs d’entreprise après l’inspection commune et traite des risques d’interférence (R4512-6). Le PPSPS s’applique sur un chantier de bâtiment ou de génie civil placé sous coordination de sécurité : chaque entreprise, sous-traitants compris, l’établit pour son lot avant le début des travaux et le transmet au coordonnateur (L4532-9). Un site industriel en production relève du premier, un ravalement coordonné par un maître d’œuvre du second. Dans les deux cas, notre mode opératoire sur cordes y est annexé.

Qui rédige le mode opératoire ?

Nous, toujours. Le mode opératoire décrit comment nos cordistes vont accéder, s’ancrer, travailler et redescendre : c’est notre métier et notre responsabilité, et aucun donneur d’ordre n’a à l’écrire à notre place. Il contient l’accès, les ancrages et leur note de calcul, les deux cordes de chaque cordiste, l’ordre des tâches, les outils attachés, les conditions d’arrêt et le repli. Vous le recevez pour validation avant l’intervention, vous pouvez y ajouter vos consignes de site, et il est annexé au plan de prévention ou au PPSPS.

Pouvons-nous voir les documents avant de signer le devis ?

Oui, et c’est le bon moment. Les attestations d’assurance, les certificats CQP Cordiste, un mode opératoire type et un plan de secours type sont envoyés avec le devis ; le mode opératoire et le plan de secours définitifs suivent la visite, avant l’intervention. Si une pièce manque ou vous paraît insuffisante, vous nous le dites avant de signer, pas le matin du chantier. Nous préférons un donneur d’ordre qui lit le dossier à un donneur d’ordre qui le range.

Que se passe-t-il quand nous sommes sous-traitants ?

Nous entrons dans votre dossier. Sur un site en activité, nous intervenons sous le plan de prévention que vous avez convenu avec l’entreprise utilisatrice, et nous y ajoutons notre mode opératoire et notre plan de secours ; sur un chantier coordonné, nous établissons notre propre PPSPS pour notre lot, comme tout sous-traitant, et nous vous le remettons pour transmission au coordonnateur (L4532-9). Vos règles, votre planning et vos consignes de site font foi ; notre responsabilité porte sur la sécurité de nos cordistes et sur l’exécution de notre lot. La page sous-traitance de travaux sur cordes détaille les pièces de référencement.

Combien de temps faut-il pour préparer le dossier ?

Le mode opératoire type, le plan de secours type, les attestations et les certificats sont disponibles immédiatement. Le mode opératoire et le plan de secours définitifs demandent une visite du bâtiment, qui se cale dans la semaine. Le plan de prévention dépend de votre inspection commune et de la disponibilité de votre service prévention ; un PPSPS se prépare dans le délai prévu par le Code du travail, 30 jours à compter de la réception du contrat signé (R4532-56), et plus vite quand le chantier l’exige. Une intervention urgente sur un élément qui menace de tomber ne dispense pas du mode opératoire ni du plan de secours : ils sont simplement écrits le jour même, avant de monter.

On se parle

Un dossier à préparer
avant une intervention sur cordes ?

Envoyez-nous l’adresse, la nature de l’intervention et le nom de votre interlocuteur prévention : nous vous adressons notre dossier type dans la journée, et nous calons l’inspection commune ou la visite dans la semaine.

06 51 45 54 01

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